Mosaïste à la Pointe Médoc

Christine Kerfant, mosaïste depuis plus de 20 ans

mosaïste - atelier mosaïque

Mon histoire avec la mosaïque commence par un bouleversement esthétique, une révélation intime en 1994, lors d’une visite du Parc Güell de Barcelone.
J’ai été, ce jour-là, saisie, captée, par la beauté esthétique des mosaïques d’Antoni Gaudi, son univers fantasque, naturaliste et organique…

Ce fut la découverte d’un nouvel espace de jeu et de créativité qu’il me tardait d’explorer, d’investir. D’abord en autodidacte, à travers les livres.

Puis très vite, j’ai eu envie d’apprendre à tailler les différents matériaux (émaux, pâtes de verre, marbres et autres pierres naturelles), d’assouplir la technique, pour acquérir davantage
de liberté dans le phrasé et d’harmonie dans l’expression.

Sur la route des mosaïques anciennes et modernes, j’ai eu le plaisir de suivre l’enseignement
et de travailler avec plusieurs maîtres mosaïstes contemporains…

Et en particulier avec Verdiano Marzi (issu de l’École de Ravenne), Gérard Brand (pionner de la mosaïque autrement) et France Hogué (plasticienne-mosaïste), avec laquelle j’ai approché le travail du mortier…

Inspirée des muses

La mosaïque, inspirée des muses (μουσείον, mouseíon, en grec ancien), est un terrain de jeu aux multiples facettes, toutes passionnantes et formatrices. Je me suis, donc, intéressée à toutes les mosaïques : décoratives (art déco), antiques (romaine et byzantine essentiellement) et contemporaines. J’avais envie de tout apprendre…
Et cette curiosité est toujours aussi vive et présente aujourd’hui, plus de 20 ans après mes premières mosaïques.

De tesselles en tesselles, j’ai suivi de nombreux chemins (adamenti). Copier des mosaïques romaines et byzantines pour comprendre à construire une œuvre mosaïque. Observer et admirer le travail d’artistes contemporains (rencontres à Paray-le-Monial, Cité Mosaïque depuis 2011) … Pour trouver peu à peu, mon propre chemin, ma propre écriture de mosaïste.

Puis, au-delà de mon plaisir à créer en mosaïque, j’ai toujours eu envie de partager, de transmettre l’exigence de cet art.
Ce travail de la lenteur qui nous permet :
– de prendre le temps de l’expression,
– de mettre en mouvement, à son rythme, presque toutes les fonctions cognitives (attention, fonctions exécutives, intellectuelles, visuo-spatiales, mémoire, etc.) qui nous font …
– et de redécouvrir une approche kinesthésique (sens du toucher) du monde.